à propos
L’Apocalypse n’est pas une fin du monde. C’est une révélation, annonçant la destruction qui sera suivi d’un renouveau, la promesse utopique d’une nouvelle aire. Elle évoque une volonté de faire table rase, de repartir à zéro. Ce recueil de dessins est composé en trois parties: la prophétie et ses signes, la destruction, et la création d’un idéal. La fameuse phrase du chimiste Lavoisier: «Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.» donne une structure à l’ensemble du recueil, ainsi qu’une notion de temporalité.
Cet ouvrage a été réalisé dans le cadre de l’enseignement de l’option communication de l’école des Beaux-Arts de Toulouse à la suite de deux ateliers intensifs menés par: Jochen Gerner, dessinateur membre de «l’Association» et du groupe collectif Oubapo, Alejandro Lo Celso, typographe fondateur de Pampatype et membre de «Círculo de Typographos» à Mexico.
Ce projet a été possible grâce à la participation de Jocelyne Deschaux, conservatrice en chef responsable du département «Patrimoine écrit» de la Bibliothèque d’Étude et du Patrimoine de Toulouse qui nous a ouvert ses portes et donné accès à des versions manuscrites ou des incunables traitant de l’Apocalypse.
Colophon
Ce recueil de dessins a été conçu et mis en page d’octobre 2009 à février 2010 par les étudiants de 4e et 5e année de l’option communication visuelle de l’École des Beaux-Arts de Toulouse lors d’un atelier recherche et de création autour du thème de l’Apocalypse proposé par François Chastanet (enseignant de design graphique), Dominique Crépet (enseignant de dessin) et Philippe Fauré (enseignant de culture) en relation étroite avec Jochen Gerner avec qui nous avons abordé les questions propres au dessin et Alejandro Lo Celso avec qui nous avons travaillé à la réactualisation d’une typographie Rotunda dessinée par Nicolas Jenson, provenant d’une somme théologique imprimée en 1480 à Venise que nous avons pu consulter avec Jocelyne Deschaux à la Bibliothèque d’Étude et du Patrimoine de Toulouse.
Une série de conférences a également alimenté notre réflexion sur l’Apocalypse. Danielle Ellui, professeur de théologie, nous a donné des clefs de lecture et de compréhension du texte de l’Apocalypse de St Jean, Stéphanie Benson, écrivain, dont la tétralogie de romans noirs, intitulée Al Teatro s’inspire de l’Apocalypse, nous a fait partager ses recherches, Rony Brauman, médecin, ancien président de Médecins Sans Frontières, dans son intervention «Darfour: fabriquer l’Apocalypse» a abordé la question des modes de médiatisation des crises humanitaires.
Dans cette création collective nous avons essayé d’articuler nos dessins réalisés au cours de ces semaines avec des extraits de textes provenant de sources extrêmement variées: catalogues de jouets, citations littéraires, notices de médicaments… dont nous n’étions pas les auteurs, créant ainsi une mise en tension, tout en donnant une continuité de sens autour de l’Apocalypse.
La mise en page et la finalisation du recueil ont été effectuées par Kelly Legrand, Cécile Pages, Camille Gautier. Les deux pages centrales sont pensées comme des posters. Un almanach inspiré par les calendriers traditionnels chinois, dessiné par Yuan Yuan. La deuxième double page détachable conçue par Cécile Pagès est une collection de visages et de crânes, acteurs imaginaires d’un conflit bien réel celui du Darfour.
Illustrations réalisées par Olivia Campaignole, Marjorie Caup, Marlène Colotte, Sophie Da Cunha, Camille Gautier, Marianna Herrera-Montiel, Kelly Legrand, Yuan Ling, Junllin Liu, Charlotte Martin, Cécile Pages, Morgan Pansier, Benjamin Renaud, Jianing Shi, Aurélien Vret, Ruxandra Wöltche, Yuan Yuan. Les textes sont composés en Vampyr, Vampyr Rayure, Jenson Rotunda et Fedra Stylo-bille conçus par Morgan Pansier, Benjamin Renaud et Aurélien Vret.